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Jeudi 4 décembre 2008

Après la Fed qui a abaissé ses taux à 1 %, le mouvement de baisse suivi par les banques centrales australienne, néo-zélandaise (- 1,50 % à 5 %) ou suisse ces derniers jours s'est poursuivi aujourd'hui avec :

- la division quasiment par 2 des taux suédois par la Riksbank, la banque centrale de la Suède, qui passent de 3,75 % à 2 %. Un geste sans précédent.
- en Angleterre, la BoE, après avoir réduit de 1,5 % ses taux le mois dernier vient des les réduire encore fortement de - 1 % à 2 % désormais, ce qui ramène les taux anglais à leur niveau de 1939-1951. Ci-dessous 164 années d'histoire des taux anglais qui montrent comme pour les taux américains à 10 ans (
cf. dernier graphe de jeudi dernier / le 10 ans US est à 2,57 % ce soir) la grande phase d'inflation qui va de la 2nd guerre mondiale au début des années 80 et depuis la grande phase de décélération de l'inflation, c'est à dire de  désinflation  dans laquelle nous sommes actuellement.


La livre sterling marque un record de faiblesse contre euro à 1 € = 0,87 £ depuis la création de la monnaie européenne.


- En Europe, alors que la récession a été confirmée avec une baisse du PIB de - 0,2 % au 3 ème trimestre, la BCE a réduit ses taux directeurs de 0,75 % (un record) en les passant de 3,25 à 2,50 %. L'inflation est vue à 1,1 / 1,7 % désormais sur 2009 contre 2,3/2,9 % lors des dernières projections communiquées. En ce qui concerne la croissance, la BCE table pour la zone sur une fourchette de + 0,8/1,2 % contre 1,1/1,7 auparavant.

Aux USA, les commandes à l'industrie ont chuté de - 5,1 % en octobre, soit un chiffre pire qu'attendu et moins bon qu'en septembre qui a été révisé d'ailleurs de - 2,5 à - 3,1 %.

Le CAC 40 termine à l'équilibre (-0,17 %) à 3 161,16 points dans des volumes en très légère hausse mais toujours réduits d'un point de vue historique. Francfort perd - 0,07 %. Le pétrole cède encore du terrain à 43,46 $ le baril au plus bas.

L'ambiance du marché en Europe délivre un sentiment mitigé sur le geste de la BCE. Cela sonne pour beaucoup un peu comme un réveil tardif et le complément de 0,25 % par rapport aux -0,50 % attendus en tout début de mois n'est pas une réelle surprise avec la dégradation des indicateurs que nous avons observés ensemble ces derniers jours et la chute du rythme de l'inflation.

A New-York, l'atmosphère est plombée à la veille de la statistique sur l'emploi par le feu de plus en plus nourri et incessants de plans sociaux et autres restructurations qui alimentent au cas par cas l'actualité des sociétés. Le N°1 des télécoms, AT&T va supprimer ainsi par exemple 12 000 postes prochainement.

Les difficultés du secteur automobile persistent. GM perd - 16,12 % à 4,11 $ après un vif décrochage 2 heures avant la clôture sur de mauvaises anticipations concernant les aides attendues par les 3 grands constructeurs US, auditionnés par le Congrès, et des rumeurs de dépôts de bilan. Le Dow Jones qui se maintenait jusque là entre 8 500 et 8 600 points sans grand souci termine en baisse de - 2,53 % à 8 373,38 points.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mercredi 3 décembre 2008

Le tableau se noircit encore pour l'économie US :

- l'enquête ADP pour novembre fait état de  250 000 destructions de postes contre - 179 000 le mois passé (le consensus est de - 325 000 ce soir pour les chiffres officiels qui paraîtront après-demain)

- l'indice d'activité des services chute à 37,3 après 44,4 en octobre et bien en dessous des attentes qui se situaient à 42 (Cf. 1er graphe / Apparaît désormais en gris, la récession datée depuis ce début de semaine à décembre 2007)

La composante 'emploi' de cette statistique décélère nettement de 41,5 à 31,3, en dessous des nouvelles commandes très faibles à  35,4 contre 50,8, donc légèrement en croissance, encore en septembre.


Les prix payés s'écrasent à 36,6 alors qu'ils ressortaient en terme d'indice à 80,8 en juillet dernier et même à 70 encore en septembre.

Le livre Beige (beige book), rapport de la Fed qui fait un état de la situation économique 8 fois par an, a en soirée confirmé sans grande surprise l'affaiblissement de l'activité depuis le dernier rapport en date.

En zone Euro, l'indice PMI des services est presque tout aussi déprimé à 42,5 pour novembre après 45,8 en octobre (39,5 en Italie en chute par rapport aux 45,7 d'octobre, 45,1 en Allemagne et 46,2 en France comme en Grande-bretagne) Par ailleurs les ventes au détail dans la zone se sont contractés plus qu'anticipé à - 0,8 % sur un mois, la 5 ème baisse mensuelle consécutive portant la régression à - 2,1 % sur un an.

Paris gagne + 0,44 % toujours dans de faibles volumes. Francfort progresse de + 0,78 % à 4 567,24 points. Le Dow Jones ferme en hausse de + 2,05 % à 8 591,69 points. Le pétrole reste sur les 46 $ à New York (light crude oil) et passe même sous les 45 $ le baril à Londres (Brent) en dépit de la baisse des stocks aux USA semaine dernière.


→ Nouveau début d'impulsion sur les devises ?

Demain, nous prendrons connaissance de la décision de la BCE concernant les taux en zone euro et ceux de la BoE pour le Royaume-Uni.  La livre sterling s'affaiblit encore aux alentours de 0,86 £ contre euro avec une économie très impactée par son secteur immobilier et financier.


Le graphe ci-dessus montre la grande faiblesse de la devise britannique depuis l'été comparée à un panier des principales autres devises mondiales. Les monnaies sont d'ailleurs à nouveau légèrement plus instables depuis le début de semaine avec notamment la baisse du yuan chinois (chinese yuan renminbi) à la veille d'un sommet USA-Chine qui porte justement sur la parité de ces 2 monnaies.


Pour plus de détail sur ce mouvement brusque, consultez la dépêche d'AWP International "Après 3 ans d'appréciation, le yuan hésite face au dollar"


Avec un peu de recul (Cf. graphe ci-dessus / cliquer pour avoir une meilleure lisibilité) on voit que le rapport financier USA / Chine est entrain d'évoluer sur ce paramètre. C'est important pour le commerce mondial et à garder à l'esprit car cela peut préfigurer de tensions et d'un développement ultérieur du 2nd risque par ordre d'importance  identifié plus tôt dans l'année concernant la croissance mondiale, à savoir la régression de la mondialisation : 
       
         → 
Les grands risques 2008 selon le Forum Economique Mondial

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mardi 2 décembre 2008

Le CAC 40 reprend + 2,35 % après une fin de séance difficile hier soir à New York qui aura vu finalement l'indice lâcher - 7,70 % sous le poids des grandes banques US très délaissées. L'ensemble des indices français (hors CAC Small 90 des petites valeurs à - 0,08 %) terminent dans le vert comme partout en Europe. Le DAX à Francfort reprend  + 3,12 %.

Le losange représenté sur le DAX ci-dessous en tant qu'ébauche d'une figure graphique type dite en 'diamant' (Cf.
Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : le diamant) est susceptible de confirmer ou d'infirmer tout prochainement le début de changement de psychologie constaté semaine dernière (carrés verts et rouges). A surveiller.

 


Madrid (indice IBEX 35) gagne + 3,81 %, valeurs énergétiques en tête, et se repositionne quasiment au niveau de vendredi soit au-delà de sa moyenne mobile à 20 jours.

Les prix à la production en Europe ont baissé de - 0,8 % en octobre, soit plus que prévu. La hausse annuelle reste à + 6,3 %. Cette donnée va toujours dans le bon sens en ce qui concerne l'ampleur de la baisse de taux attendue jeudi part la BCE qui se réunira le même jour que la Banque d'Angleterre (la banque d'Australie vient de baisser de 1 % ses taux à 4,25 %)

En Espagne, 8 ème économie mondiale, le chômage atteint désormais 3 millions de personnes, au plus haut depuis 12 ans, avec une hausse de + 6 % le mois dernier correspondant à 171 000 chômeurs de plus. Le nombre de nouveaux chômeurs en 1 an s'élève à près de 900 000 à comparer avec 1,2 millions depuis le début d'année aux USA. Pas d'accalmie...


Le nombre de chômeurs est d'ailleurs la variable qui a incité grandement le NBER (National Bureau of Economic Research) à dater le début de la récession américaine en décembre 2007. Cet organisme  US non gouvernemental qui regroupe plus de 500 économistes est l'entité qui décide de la datation des récessions aux USA selon des modalités qui sont différentes de la définition technique de la récession (telle que nous la connaissons en France, soit 2 trimestres de PIB négatifs consécutifs) et qui seront détaillées précisément dans un article dédié à venir.
Seront expliqués les décalages dans le temps qui résultent de cette validation 'officielle' avec l'apparition concrète des difficultés sur le terrain, sans compter les éventuelles révisions ultérieures qui ne manquent pas d'apparaître et les décalages de compréhension auxquels le public est souvent soumis vis à vis de cette notion de "récession"... le marché, les différentes catégories d'économistes et les politiques ne jouant la partition sur le même 'tempo' et ayant des références un peu distinctes.

Les valeurs automobiles grimpent à Paris (Peugeot et Renault à + 9 %) dans l'anticipation des mesures de soutien à l'activité qui devraient être annoncées jeudi. Ford (+ 6 %) a par ailleurs rassuré sur sa trésorerie.

Le 'black Friday', grande journée de démarrage des ventes de noël vendredi dernier lors du 'pont' de Thanksgiving semble s'être un peu mieux passé que prévu. Les ventes en ligne sont en hausse en fait de + 7 % par rapport à l'an dernier sur cette journée (plus d'un demi milliard $) et de + 4 % sur  le mois de novembre sur un an. Les ventes totales sur la journée sont en hausse de + 3 % sur un an, à plus de 10 milliards $ (on ne connaît pas les prix et les marges concédées par contre)

L'automobile rassure un peu, les ventes apaisent un peu mais ce sont toujours les bancaires qui sont 'aux commandes' permettant au Dow Jones de regagner + 3,31 % à 8 419,09 points.

Avec l'officialisation de la récession, le pétrole touche au plus bas en séance les 46,85 $ le baril. Enfin, la devise britannique reperd beaucoup de terrain en ce début de semaine à 1 € = 0,8527 £ en direction de ses records de faiblesse du mois dernier. Demain, au programme des marchés : l'indice d'activité du secteur des services dont les 'prix payés' seront examinés.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Lundi 1 décembre 2008

 Toujours peu de volumes à Paris qui reperd - 5,59 % à 3 080, 43 points dans le sillage de Wall Street en baisse dans les mêmes proportions.

 

Le retour du long week-end de Thanksgiving aux USA est plutôt terne, le niveau des ventes de ce premier grand week-end commercial de fin d'année n'ayant pas au premier abord suivant les remontées du terrain présenté de dynamique réelle d'achat de la part du consommateur US comme la conjoncture le laissait craindre. A confirmer avec les prochaines études qui paraîtront sur le sujet en cours de semaine.

 

 Le secteur des valeurs de consommation reste cependant comme le montre les 2 indices ci-dessous engagé pour un possible rebond ultérieur (cotations en cours de séance)

 

 

 

Le secteur financier et particulièrement bancaire, avec Citigroup, American Express, Bank of America et JP Morgan en queue de peloton, chutant de plus de 10 % hypothèque la continuation haussière après une semaine record.

 L'indice ISM Index d'activité manufacturière (non repris sur le graphe 3) chute en novembre à 36,2 contre 38,9 en octobre, au plus bas depuis 1982, sous les anticipations avec des livraisons qui s'installent pour le 2nd mois consécutif  en zone de contraction (sous les 50) Les nouvelles commandes tombent à 27,2 au plus bas depuis 1980.

** On retiendra surtout à nouveau une chute à pic des prix payés à 25,5, soit une division par plus de 2 (en terme d'indice) par rapport à septembre et contre un plus haut de 88,5 en juillet. Un record depuis 1949.

 

Les dépenses de construction restent toujours mal orientées outre-atlantique en baisse de - 1,2 % en octobre après une stabilité en septembre (En rythme annuel, on voit que les dépenses non résidentielles (commerces, bureaux etc) sont entrain de chuter depuis le printemps alors que les dépenses résidentielles connaissent un rebond)

 

L'indice PMI européen pour le secteur manufacturier pour novembre a confirmé sa baisse record à 35,6 sous les 36,2 estimés en première approche (France : 37,3) En Allemagne, les ventes au détail ont baissé de - 1,6 % sur un mois en octobre et de - 1,5 % sur un an.

 

   → Articles parus ce week-end :

     

        . "Rally" de fin d'année ? (Partie 1)

        . "Rally" de fin d'année ? (Partie 2)

 

 "De retour de week-end" : c'est le nom d'une nouvelle rubrique dans les news du lundi où seront proposés certaines semaines des articles à découvrir, vidéo ou liens divers parus durant le week-end ou récemment pour éclairer  l'actualité via des points de vue, des analyses ou encore des dossiers. Cette semaine :

 

           1 / l'or : Vidéo avec J.Attali. Des rappels intéressants, la place de l'or dans la crise et l'évocation de l'émergence possible de monnaies privées dans le futur (nota : l'once d'or pour les métaux précieux est de 31,1 grammes et non 28 g comme indiqué dans la vidéo)

 

 
2 / La France en faillite ? (France5 TV / Documentaire-fiction et débat avec 8 invités)

 

 

3/ Vidéo en anglais en 3 parties de 10'  chacune : Shiller, célèbre économiste (concepteur de l'indice immobilier S&P Case shiller) estime que "la crise a du potentiel pour durer" 

 

 

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Dimanche 30 novembre 2008

Hier dans la première partie nous avons étudié l'indice large S&P 500 et pris connaissance d'un regain d'intérêt récent sur l'indice des sociétés de financement hypothécaire. Dans le contexte actuel, pour investir en connaissance de cause, il est difficile de s'affranchir d'une évaluation de la volatilité et de la peur ambiante.

 

 → Où en est on depuis le dernier point réalisé ?

 

La "peur" décrite suivant l'indice VIX a nettement reflué semaine dernière et se positionne sous sa  moyenne mobile à 50 jours pour la première fois depuis la rentrée, point de départ d'une phase ascendante dévastatrice. L'orientation est à la normalisation, c'est à dire à la consolidation horizontale mais avec une oblique (en noir et en pointillés) qui nécessite encore d'être franchie et qui n'ouvre pas sur un potentiel de baisse très important dans un premier temps.

  

 

En prenant un peu de recul avec le second graphe sur l'ensemble de l'évolution de cet indice depuis le déclenchement de la crise (signalé en noir avec d'une part le niveau record d'insouciance constaté fin 2006 et d'autre part le 'réveil' enregistré par le marché en février 2007), on voit que dans le meilleur cas, un test du support de la zone de consolidation correspondrait également à la droite qui soutient la tendance de peur croissante amorcée il y a près de 2 ans maintenant (en rouge)

  

 

 Hier nous avons vu où se situait le niveau qui permettrait de passer du simple 'bond' au 'rebond' un peu plus consistant, tout en sachant que le 'retournement de tendance' n'est pas encore d'actualité.

 

Aujourd'hui, on peut espérer au mieux un répit complémentaire jusque dans la zone des 40, en cas de franchissement. Mais nous sommes encore loin d'un retour de la sérénité sur les marchés.

 

A titre d'exemple, Renaud Labbé, gérant du fonds 'Seven European Equity Fund' (+ 3,4 % depuis janvier 2007) interrogé dans la rubrique "ces gérants qui gagnent..." de l'hebdo Investir du 22 novembre dernier répondait à la question 'Quand réinvestirez vous ?' de la manière suivante :

... "Quand la volatilité des places financières se réduira (...) Il faudrait qu'elle revienne durablement au dessous de 30. A titre d'exemple, un marché actions peu risqué est crédité d'une volatilité inférieure à 25."

 

Que vous ayez une approche 'prudente' comme celle-ci ou nettement plus 'incisive', le fonds du marché repose toujours sur un socle de peur.

par Gilles Caye publié dans : DECIDER
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Samedi 29 novembre 2008

Les actions ont réalisé un score impressionant cette semaine pourtant écourtée par la période de Thanksgiving aux USA. Cette hausse importante typique des marchés baissiers est-elle susceptible de se prolonger au-delà du simple bond ?

 

→ La particularité de la configuration actuelle concerne le S&P 500 avec l'arrivée sur une droite de résistance avec une force sous-jacente plus vue depuis des mois. Ceci se double d'un très grand nombre de secteurs (santé, financières, valeurs de consommation) dans la même situation qui sont susceptibles de libérer un potentiel de hausse complémentaire assez large une fois la zone de résistance passée.

 

1er élément : le potentiel de hausse n'est cependant pas, en cas de cassure, très élevé puisque l'objectif alors libéré et le plus probable serait les 950/1000 points soit la résistance orangée et/ou la moyenne mobile des cours à 50 jours. Des volumes au rendez vous (c'est très faible en l'état) augmenterait cette probabilité.

 

 

→ Les derniers mois ont mis en avant dans les journaux et les analyses ici ou là un grand nombre de hausses temporaires qui ont été justifiées selon un grand nombre d'auteurs par l'attrait pour des valeurs massacrées et des achat à bon compte. Si cela a effectivement été le cas au coup par coup selon le flux et reflux des différentes vagues de hausse et de baisse naturelles dans l'évolution des cours, il était difficile de pouvoir matérialiser de manière pertinente un tel constat qui puisse s'avérer durable et suffisamment large jusqu'ici. Le fonds du marché est cependant entrain d'évoluer plus favorablement dans ce sens.

 

 L'indice ci-dessous des valeurs financières spécialisées dans le financement immobilier et hypothécaire, mis au tapis, a réalisé une progression de + 63 % sur la semaine après la formation d'un double bottom ou 'W' ou encore 'double creux' qui le place aussi dans une position de hausse probable jamais vue durant la crise.

 

 

En clair, les hyènes qui ont déchiqueté ces entités à coup de ventes et ventes à découvert sont entrain de quitter le terrain de jeu. Un plus grand nombre de vautours commencent à quitter les arbres sur ce secteur pour passer des ordres d'achat. L'appel haussier actuel est plus profond que celui enregistré (en vert clair) à la suite de la chute de Bear Stearns en mars.

 

2 ème élément donc : la probabilité d'avoir des investisseurs préoccupés un peu plus par des opportunités et non plus seulement et exclusivement obnubilés par la préservation de leur avoirs et les ventes de précaution a rarement été à ce niveau. Une cassure ici libérerait les indécis dans l'attente d'une "chasse" plus large d'autant que le secteur est très emblématique.

 

Conclusion en l'état : la tendance baissière est toujours d'actualité sur l'horizon de temps représenté par les obliques mais la surprise est  du côté de la hausse. Une demi surprise en fait compte tenu de ces éléments et pas de quoi encore formaliser des espoirs de gains considérables sauf à jouer sur certains terrains bombardés ces derniers mois.

 

Bref... "en attente de signal". La suite dès demain.

par Gilles Caye publié dans : DECIDER
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Vendredi 28 novembre 2008

 Après une séance d'hier en hausse de + 2,54 % dans des volumes extrêmement faibles pour cause de jour férié aux USA, le CAC 40 progresse ce jour encore de + 0,38 % à 3 262,68 points dans des volumes toujours minimes. La semaine s'achève à Paris sur le meilleur score hebdomadaire jamais réalisé puisque la progression s'établit à + 13,24 %, ceci avec le changement de perspectives que les différents plans gouvernementaux, qui s'attaquent désormais à l'économie et non plus au secteur financier, ont permis de commencer à imprimer chez nombre d'investisseurs.

 

L'inflation en zone Euro a chuté suivant les premières estimations d'Eurostat de + 3,2 % sur un an en octobre à + 2,1 % en novembre confirmant les chiffres allemands cités mercredi et l'orientation générale des matières premières il y a plusieurs semaines en arrière qui commence à être répercutée petit à petit.

 

Comme le montre le graphe ci-dessus, la chute est nette et repositionne l'inflation aux alentours de sa moyenne annuelle depuis le lancement de l'euro, soit la moitié des taux constatés en juin et juillet.

 

En cliquant sur le graphe, vous aurez accès au 'Dashboard' de la BCE sur l'inflation, c'est à dire une infographie interactive qui présente 4 graphes dont celui-ci accompagné d'une carte de l'inflation suivant les différents pays, l'inflation suivant le type de produits et la part de ces derniers dans le budget moyen d'un européen, enfin l'évolution des prix alimentaires.

 

Voilà qui dans un contexte très dégradé d'un point de vue économique accentue les marges de manoeuvre de la BCE pour continuer à baisser ses taux directeurs dès ce 4 décembre, celle-ci ayant jusqu'ici été un peu bloquée par une inflation au-dessus de sa cible située à + 2 %. Sans doute est-ce d'ailleurs cette perspective que joue le marché des changes qui ramène l'euro à 1,27 $ en baisse de - 1,54 % ce soir.

 

 

Le niveau des matières premières hors énergie en € reste comme le montre le graphe ci-dessus toujours assez sage après sa chute et ne constitue pas non plus un obstacle à un abaissement des taux pour soutenir la croissance.

 

A New York, le Dow Jones progresse de + 1,17 % sur une séance qui s'est terminée dès 19 heures au lieu de 22 heures habituellement compte tenu du calendrier festif américain. 16,91 % ont été repris sur les plus bas en 5 séances et une confirmation du passage de la moyenne mobile des cours à 20 jours s'est matérialisée ce jour, la cote étant tirée à la hausse par Citigroup (+ 17,59 % sur la journée à 8,29 $)

 

Le marché est cependant quelque peu dans l'expectative sur la saison des ventes de Noël qui vient de commencer ce week-end et dont on connaîtra les premiers éléments lundi. La semaine prochaine, outre la décision de la BCE sera marquée, comme chaque mois, par les chiffres de l'activité des secteurs industriels et des services ainsi que par les créations d'emplois. 300 000 destructions de poste sont anticipées en l'état et une progression du taux de chômage de 6,5 à 6,8 % est attendue.

 

Le taux de chômage en Europe est au plus haut depuis janvier 2007 à 7,7 %.

 

Autre record historique atteint cette semaine et vieux de 50 ans, les taux US à 10 ans sur les obligations gouvernementales viennent de tomber sous les 3 % (Cf  article de jeudi dernier pour plus de détails)

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Jeudi 27 novembre 2008

(Michel Delobel / ACGest - formations et coaching) -  Si vous vous intéressez un minimum aux marchés financiers, vous avez sans doute déjà entendu ce fameux diction : « acheter la rumeur, vendre la nouvelle ». Il en existe d'autres similaires, comme « acheter au son du violon, vendre au son du canon », et leurs pendants baissiers bien sûr, lorsque la rumeur est mauvaise : « vendre la rumeur , acheter la nouvelle ».

Nous en avons eu quelques beaux exemples ces derniers jours sur les marchés, l'occasion idéale donc pour illustrer et expliquer le bien fondé de ces dictons. Qu'est ce que cela signifie ? Tout simplement que le marché anticipe.

 

Les composantes d’un prix

Dans tout prix d'un actif, on distingue quatre composantes : les fondamentaux avérés (CA, bénéfices, positionnement, conjoncture, etc...), les anticipations, et deux dernières composantes un peu particulières : la psychologie des intervenants et des aspects plus techniques (ventes forcées, influence des produits dérivés, etc...). Je laisserai de côté pour aujourd'hui ces deux dernières composantes, pour ne parler que des deux premières.

Si on se contentait de valoriser un actif sur ses fondamentaux du jour, cela n'aurait pas de réel sens du point de vue de l'investisseur, car ce dernier cherche avant tout à réaliser un bénéfice et donc cherche à anticiper une variation des cours. Si les données fondamentales d'un actif à un instant t sont bien entendu importantes pour tenter d'établir une juste valorisation, on ne peut s'affranchir d'une analyse des perspectives, du potentiel de croissance, de l'évolution à venir de la conjoncture, des taux de change, ou des matières premières par exemple.

Tout prix intègre donc une part plus ou moins importante d'anticipations. C'est ce qui fait bouger les cours, selon que les anticipations des uns et des autres divergent. Si les prix ne bougeaient que sur des données tangibles et avérées, nous n'aurions que des variations au moment des annonces d'entreprises et des statistiques économiques. Or ce n'est pas le cas, car les investisseurs anticipent ce que pourraient être ces annonces ou statistiques, en fonction des éléments dont ils disposent.

 

Les exemples de ces dernières semaines

C'est justement ce que l'on retrouve avec la statistique sur le moral du consommateur américain, sortie il y a deux semaines. Attendue mauvaise avec l'accélération de la crise depuis la rentrée, cette statistique était crainte par les investisseurs, qui ont vendu par anticipation, faisant chuter les indices américains de près de 15% les 5 séances qui ont précédé la nouvelle. Lorsque cette nouvelle tant crainte est tombée, et bien qu'encore pire que ce à quoi l'on pouvait s'attendre, le marché est « comme par hasard » reparti de l'avant, réalisant même ce jour là la plus forte progression de son histoire. Paradoxal, non ? Mais une fois cette nouvelle avérée, et après que la grande majorité des vendeurs se soient délestés de leurs positions, qui restait-il pour vendre ? Au contraire, les marchés se sont mis à nouveau à regarder de l'avant... vers l'élection présidentielle de la semaine suivante.

Durant la semaine qui a précédé l'élection de Barack Obama, les marchés ont ainsi enregistré une hausse importante. Compte tenu des nombreux sondages qui le donnaient largement gagnant dans les jours précédant le scrutin, l'anticipation était relativement aisée, et les marchés ont donc parié sur la victoire d'Obama, signe d'un changement de cap qui permettrait de tourner la page de l'ère Bush et donner un nouvel élan à une amérique plongée dans la crise. Mais lorsque le scrutin des urnes a été confirmé, on a vu les marchés plonger de 10% en deux jours! Toujours le même phénomène...

 

L'anticipation étant réalisée, les investisseurs ont pris acte de cette élection, et sont passés à l'anticipation suivante. Ceux qui avaient acheté au cours de la phase de hausse en ont profité pour prendre leurs bénéfices, et les marchés en sont revenus à la situation de l'économie et aux pronostics sur son impact et sa durée.

Quel était l'évènement principal à anticiper pour les jours suivants ? Les chiffres du chômage, tombés vendredi dernier. Et compte tenu de la crise et de la rapide détérioration du moral des consommateurs et des industriels, là aussi, l'anticipation de mauvaises statistiques était relativement évidente. Les marchés se sont donc repliés jusqu'au jour de l'annonce : les chiffres ont effectivement fait état d'une importante détérioration du marché de l'emploi... mais les marchés américains ont terminé la séance en hausse sensible!

 

On pourrait continuer longtemps la démonstration. On retrouve également bien sûr les mêmes effets sur les annonces des entreprises, pour autant qu'un consensus suffisamment clair se dégage, et bien sûr que les résultats sortis corroborent les anticipations. Ainsi, ne soyez plus surpris lorsque le marché réagit a priori bizarrement à des statistiques ou des résultats. Tout dépend de ce qui avait été anticipé...

 

    → Autres articles :

                * L'accoutumance des marchés       

                * Comportement boursier et consensus

                * Le bon-vouloir des marchés

par Michel Delobel publié dans : SE FORMER
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Mercredi 26 novembre 2008

                                          copyright © Chappatte - www.globecartoon.com/dessin

 

→ Plans après plans...

 

 Les marchés continuent à 'surfer' sur les annonces de sauvetage bancaire et surtout de plans de relance économique faites depuis ce week-end et lundi. Ce jour c'était au tour des européens de formaliser le leur avec 200 milliards € qui sont 'mis sur la table' au sein de l'Union Européenne, soit plus que prévu puisque cela correspond à 1,5 % du PIB de la zone :

 

- 170 Mds € seront apportés par les gouvernements ou tiennent compte d'éléments déjà annoncés ou mis en oeuvre comme les 32 Mds € en Allemagne sur les 2 ans à venir.

- le reste sera apporté par la Commission Européenne et la Banque Européenne d'investissement.

 

Ces éléments seront validés le 11 décembre lors du prochain conseil européen avec un assouplissement de la règle des 3 % de déficit pour les états compte tenu du contexte déprimé actuel.

 

 

→ L'inflation décélère vivement en Allemagne :

 

En données IPCH (chiffres harmonisés au niveau européen), l'inflation des prix à la consommation recule de - 0,5 % sur un mois en novembre. La progression annuelle chute d'un point de pourcentage à + 1,4 % en rythme annuel contre + 2,4 % le mois dernier.

 

Certaines régions offrent des baisses encore plus importantes comme la Bavière (graphe ci-dessus) avec une division par 2 du taux de croissance annuel des prix en quelques semaines.

 

→ Rafale de mauvaises statistiques américaines :

 

 

Sur les 7 statistiques importantes du jour aux USA, 5 ressortent en baisse et sont inférieures aux attentes :

 

 

. Les commandes de biens durables plongent de - 6,2 % en octobre à plus du double attendu contre - 0,2 % le mois précédent (ce dernier chiffre ayant été lui-même révisé à la baisse car estimé à + 0,8 % en première lecture)

. les dépenses personnelles de consommation des ménages chutent de - 1 % sur le mois après - 0,3 % en septembre. Les revenus progressent par contre de + 0,3 % après + 0,2 %.

. L'indice d'activité de la région de Chicago pour novembre tombe à un plus bas depuis 1982 à 33,8 après 37,8. La composante des nouvelles commandes s'écrase à 27,2 au plus bas depuis 28 ans et celle de l'emploi chute de 41,5 à 33,4 en un mois.

. La confiance du consommateur calculée selon l'université du Michigan ressort pour novembre à 55,3 contre 57,9 précédemment.

. Enfin, les ventes de logements neufs tombent à leur plus faible niveau depuis janvier 1991 en chute de - 5,3 % en octobre avec un prix médian qui régresse de - 7 % sur un an.

 

 

L'indice CAC 40 rétrograde de - 1,24 % à 3 169,85 points dans des volumes très bas, les plus faibles depuis cet été, alors que le Dow Jones se maintient au-dessus des 8 500 points. Francfort gagne + 0,35 %.

 

Paul Volker, ancien patron de la Fed (1979-1987) a été nommé par Obama Président du Conseil consultatif pour la relance économique, une toute nouvelle entité de conseillers économiques auprès de la Maison Blanche.  Ce Comité spécial vient en plus du Conseil économique national, structure historique de conseil au Président, qui sera dirigée par Summers, ancien patron du Trésor de Bill Clinton.

 

La grande période commerciale de Thanksgiving, qui signe le coup d'envoi des ventes de noël, s'annonce assez mal avec lors des 3 premières semaines de novembre une baisse de 4 % des ventes sur internet...du jamais vu. La bourse de Paris est ouverte demain.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
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Mardi 25 novembre 2008

Le CAC 40 gagne + 1,18 % à 3 209,56 points dans des volumes qui continuent à s'étoffer quelque peu. L'ensemble des grands indices européens ont confirmé le passage de leur moyenne mobile à 10 jours et terminent dans le vert (mis  à part Amsterdam à l'équilibre à - 0,01 % et Milan qui baisse légèrement de - 0,59 %)

 

Les opérateurs ont continué à être 'baignés' par les annonces de plans divers ou les précisions concernant ceux en cours :

- concernant le plan de relance économique US : les rumeurs vont même au-delà des 700 milliards $ évoqués hier et l'impact positif est constitué également par la volonté de la nouvelle administration d'aller vite une fois installée aux commandes le 20 janvier tout en évitant de laisser l'impression d'un flottement d'ici là.

- la Fed a par ailleurs annoncé d'autres mesures en terme de refinancements pour les titres adossés à des créances commerciales, de cartes bleues, hypothécaires et de prêts aux PME entre autres à hauteur de 800 milliards $ pour permettre de suppléer aux marchés de la titrisation vers lesquelles les banques ne peuvent guère plus faire appel pour refinancer leurs encours et donc continuer à réaliser des prêts comme auparavant dans ces secteurs.

- En France où le moral des industriels est tombé au plus bas depuis 1993, un plan de relance équivalent à 1 % grosso modo du PIB devrait être annoncé, ciblé sur l'automobile et le bâtiment qui souffrent.

Le climat des affaires dans les services suivant l'Insee se dégrade également à 77 contre 81 en octobre et 104 en avril dernier. Les perspectives générales de cet indicateur plie largement en zone négative à - 32 contre - 1 au début du printemps.

Le chômage est par ailleurs mal orienté ainsi que l'immobilier avec une chute de - 44 % sur un an des ventes de logements neufs au 3 ème trimestre. L'OCDE prévoit une baisse du PIB français de - 0,4 % sur 2009 (USA : - 0,9 % / Euroland : - 0,6 %)

D'un point de vue fondamental, le PIB US pour le 3 ème trimestre est ressorti en baisse de - 0,5 % conformément aux attentes après - 0,3 % estimés en première approche. Le PIB allemand également en baisse de - 0,5 % annoncé il y a quelques jours a été confirmé à ce niveau.

Sur le plan immobilier, la chute libre des prix immobiliers continue outre-Atlantique suivant l'indice S&P Case / Shiller qui rétrograde désormais en septembre de - 16,6 % au plan national sur un an à une vitesse grandissante puisque la baisse de - 2,2 % entre les 2 premiers trimestres 2008 est passée à - 3,5 % entre le 3 ème et le 2nd.

 

 

San Francisco dévisse littéralement de - 3,9 % cette fois sur un seul mois contre - 3,5 % de juillet à août pour une baisse annuelle qui est de l'ordre de - 30 % désormais comme à Phoenix, Las Vegas ou Miami. Le différentiel devient aussi important entre les prix immobiliers de la ville et les prix nationaux qu'au moment de l'éclatement de la bulle internet qui avait éclaté en 2001 et 2002 et dont la métropole avait subi le net contrecoup.

 

La confiance du consommateur calculée par le Conference Board se ressaisit légèrement pour ce mois-ci à 44,9 contre 38,8 le mois dernier mais toujours à des plus bas de plus de 15 ans.

 

Sur le terrain économique, les baisses deviennent parfois 'saisissantes' suivant les secteurs  avec par exemple une réduction de la production d'inox en France par Arcelor de - 50 % et une chute de - 40 % des immatriculations de voitures neuves en Espagne en octobre. En Angleterre, le montant des prêts immobiliers a chuté de - 44 % en un an en octobre avec une légère reprise récente toutefois de + 7 % sur un mois.

 

Le Dow Jones prend + 0,43 % à 8 479,47 % à la veille de la parution  des commandes de biens durables pour octobre attendues en baisse de - 2,8 % après + 0,8 % en septembre et des revenus / dépenses des ménages. Ce sera la dernière séance à New York de la semaine, puisque jeudi est férié pour Thanksgiving et vendredi la bourse ne sera ouverte que pour une séance écourtée.

L'euro repasse les 1,30 $ en hausse de + 1,02 % alors que le pétrole retombe sur les 50 $ le baril.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER